Les fées
Nom féminin. Pluriel en S.
Ethymologie : De Féer, enchanter, lui-même de fata.
Les fées sont des êtres imaginaires féminins. Elles ont des pouvoirs surnaturels sur la nature et la vie des humains. Il existe différentes sortes de fées.
Au figuré, une fée est une femme qui réussit - parfaitement - ce qu'elle fait dans la grâce et la distinction.
Géneralité
Les fées ont un nom qui dérive de fate, lui-même dérivant de toute une série de termes latins indiquant le destin, la fatalité. Les premières fées se nommaient d'ailleurs fatas. Mais les fées découlent également des nymphes.
Si les fates apportent leur maîtrise du destin, leur mystère, leur divinité, les nymphes, présentes dans toute l'Europe sous diverses appellations (ondines, sylphes...) apportèrent leur beauté, leurs liens avec la nature, et un certain intérêt pour le sexe fort. Si, très longtemps, les fées furent uniquement féminines (les fadets et féetauds apparaissant tardivement), ce fut surtout parce que les moires étaient elles-mêmes des femmes.
Une caractéristique des fées est la possession de pouvoirs magiques tels qu'ils les mettent au même rang que bien des dieux. Parfois, elles s'unissent à des humains, et se révèlent de parfaites épouses (jusqu'à ce que l'époux transgresse un interdit particulier).
Le temps s'écoulant, les fées, comme les dragons, perdirent une part de leur puissance. Certaines acquirent une famille (fadettes, lamignac...), mais beaucoup se comportèrent comme de simples membres du petit peuple. Elles se déclinèrent en de nombreuses variantes locales.
Puis les fées donnèrent naissance à leurs derniers rejetons, toujours nommés fées, qui se mêlèrent aux derniers elfes. Ce fut surtout la littérature qui déclencha cette tendance : De petits humanoïdes féminins pouvant tenir dans la main, ailés, parfois lumineux, et souvent dotés de pouvoirs magiques.
L'origine des fées se trouve dans la "décadence" de la civilisation romaine, lorsqu'une foule de sectes (dont le christianisme) se répandirent en occident. Dès lors apparurent, dans les campagnes, d'énigmatiques êtres féminins, qui remplaçaient les parques, déesses d'une M. en perte de vitesse (il faut dire que les répressions des chrétiens contre les païens faisaient passer les précédentes persécutions des chrétiens par l'Empire pour d'aimables plaisanteries). Ces créatures, qui étaient déjà des fées (les fatas) prirent quelques attributs aux nymphes, ne serait-ce que pour avoir un caractère et une apparence.
Une tradition répandue sur toute la côte atlantique de la France veut que les fées - quelqu'en soit le nom local - ne peuvent accoucher sans l'aide humaine, et qu'il suffit, généralement à cette occasion, de se frotter un oeil avec un quelconque objet fée (voire avec un peu de sang du placenta), pour pouvoir voir fées et féetauds malgré leur capacité d'invisibilité et de déguisements. Immanquablement, ceux-ci finissaient par arracher ou crever l'oeil trop clairvoyant. Cette légende se retrouve ailleurs, par exemple chez les dracs.
Les fées sont souvent responsables du changelin, qui consiste à voler un enfant humain pour le remplacer par un des leurs.
Les mâles peuvent porter des nom divers (fadet, féetiau...), mais le mot fée est également générique : Dire d'un fadet qu'il est une fée n'est pas faute.
Les fées sont souvent appelées du nom de leur apparence (dame, demoiselle) ou de leur activité : Filandières, par exemple. Leur linge, à ce propos, est léger, impalpable, presque gazeux.
Fée a longtemps été considéré comme synonyme de magique, enchanté. Il n'est ainsi pas rare d'entendre parler d'un cheval fée (par exemple Bayart), d'une épée fée. Il ne faut pas croire qu'une fée est cachée dedans, mais que l'arme et l'animal sont, tout simplement, magiques. Et même pas obligatoirement enchantés par une fée. Cela est également valable pour les innombrables "objets-démons" de notre littérature fantastique, qui découlent de la même confusion.
Nom féminin. Pluriel en S.
Ethymologie : De Féer, enchanter, lui-même de fata.
Les fées sont des êtres imaginaires féminins. Elles ont des pouvoirs surnaturels sur la nature et la vie des humains. Il existe différentes sortes de fées.
Au figuré, une fée est une femme qui réussit - parfaitement - ce qu'elle fait dans la grâce et la distinction.
Géneralité
Les fées ont un nom qui dérive de fate, lui-même dérivant de toute une série de termes latins indiquant le destin, la fatalité. Les premières fées se nommaient d'ailleurs fatas. Mais les fées découlent également des nymphes.
Si les fates apportent leur maîtrise du destin, leur mystère, leur divinité, les nymphes, présentes dans toute l'Europe sous diverses appellations (ondines, sylphes...) apportèrent leur beauté, leurs liens avec la nature, et un certain intérêt pour le sexe fort. Si, très longtemps, les fées furent uniquement féminines (les fadets et féetauds apparaissant tardivement), ce fut surtout parce que les moires étaient elles-mêmes des femmes.
Une caractéristique des fées est la possession de pouvoirs magiques tels qu'ils les mettent au même rang que bien des dieux. Parfois, elles s'unissent à des humains, et se révèlent de parfaites épouses (jusqu'à ce que l'époux transgresse un interdit particulier).
Le temps s'écoulant, les fées, comme les dragons, perdirent une part de leur puissance. Certaines acquirent une famille (fadettes, lamignac...), mais beaucoup se comportèrent comme de simples membres du petit peuple. Elles se déclinèrent en de nombreuses variantes locales.
Puis les fées donnèrent naissance à leurs derniers rejetons, toujours nommés fées, qui se mêlèrent aux derniers elfes. Ce fut surtout la littérature qui déclencha cette tendance : De petits humanoïdes féminins pouvant tenir dans la main, ailés, parfois lumineux, et souvent dotés de pouvoirs magiques.
L'origine des fées se trouve dans la "décadence" de la civilisation romaine, lorsqu'une foule de sectes (dont le christianisme) se répandirent en occident. Dès lors apparurent, dans les campagnes, d'énigmatiques êtres féminins, qui remplaçaient les parques, déesses d'une M. en perte de vitesse (il faut dire que les répressions des chrétiens contre les païens faisaient passer les précédentes persécutions des chrétiens par l'Empire pour d'aimables plaisanteries). Ces créatures, qui étaient déjà des fées (les fatas) prirent quelques attributs aux nymphes, ne serait-ce que pour avoir un caractère et une apparence.
Une tradition répandue sur toute la côte atlantique de la France veut que les fées - quelqu'en soit le nom local - ne peuvent accoucher sans l'aide humaine, et qu'il suffit, généralement à cette occasion, de se frotter un oeil avec un quelconque objet fée (voire avec un peu de sang du placenta), pour pouvoir voir fées et féetauds malgré leur capacité d'invisibilité et de déguisements. Immanquablement, ceux-ci finissaient par arracher ou crever l'oeil trop clairvoyant. Cette légende se retrouve ailleurs, par exemple chez les dracs.
Les fées sont souvent responsables du changelin, qui consiste à voler un enfant humain pour le remplacer par un des leurs.
Les mâles peuvent porter des nom divers (fadet, féetiau...), mais le mot fée est également générique : Dire d'un fadet qu'il est une fée n'est pas faute.
Les fées sont souvent appelées du nom de leur apparence (dame, demoiselle) ou de leur activité : Filandières, par exemple. Leur linge, à ce propos, est léger, impalpable, presque gazeux.
Fée a longtemps été considéré comme synonyme de magique, enchanté. Il n'est ainsi pas rare d'entendre parler d'un cheval fée (par exemple Bayart), d'une épée fée. Il ne faut pas croire qu'une fée est cachée dedans, mais que l'arme et l'animal sont, tout simplement, magiques. Et même pas obligatoirement enchantés par une fée. Cela est également valable pour les innombrables "objets-démons" de notre littérature fantastique, qui découlent de la même confusion.



